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| L’Europe
bouillonne depuis la fin de la première
guerre mondiale. Le communisme l’a emporté
en 1917 dans l’immense Russie. Mais en 1922,
Benito Mussolini impose en Italie la première
dictature moderne, qui se veut « totalitaire
». Le fascisme est né. Il atteint son
apogée en 1933, quand la puissante Allemagne
se donne pour chef, pour « Führer »,
le fondateur du nazisme, Adolf Hitler. Le fascisme
naît de la haine conjointe de la raison, de
l’égalité, de la démocratie
politique et de la révolution populaire.
Dans un premier temps, beaucoup se moquent de la
gesticulation des dictateurs. Mais il leur faut
déchanter. L’Allemagne se réarme,
menace. Le fascisme s’étend en Europe
centrale et jusque dans les vieilles démocraties.
Au milieu des années trente, plus question
de sourire : des législations antisémites
sont mises en place, les opposants sont éliminés,
des camps de concentration s’ouvrent, des
livres sont brûlés. L’antifascisme
prend son essor, les socialistes s’inquiètent,
les communistes parlent de front populaire. En Espagne,
les combattants des Brigades internationales, venus
de tous pays, affrontent les armées de Franco,
l’allié d’Hitler et de Mussolini.
Mais les adversaires du fascisme ne parviennent
pas à s’unir jusqu’au bout. Les
démocraties occidentales tergiversent, pensent
pouvoir amadouer Hitler, voire le dresser contre
les bolcheviks. Peine perdue : à la fois
violent et rusé, le fascisme veut la guerre.
Il finira par l’avoir. |
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